Un type arrive à Aéroport de Paris-Orly… et là, juste devant l’entrée, une magnifique piste cyclable toute neuve. Impeccable. Nickel. Prête à accueillir… personne.
Parce qu’il faut être sérieux deux minutes : qui va à l’aéroport à vélo ? Qui transporte une valise, un ordinateur, parfois une vie entière… en pédalant ? Personne. Absolument personne.
Mais ce n’est pas le sujet.
Le sujet, c’est de dépenser. De cocher des cases. De produire des symboles bien propres pour des rapports bien propres. “Mobilité douce”, c’est écrit, donc mission accomplie. Peu importe que ce soit inutile.
Et l’argent ? Ce n’est jamais le leur. Donc ça coule. Tranquillement. Sans contrainte. Sans responsabilité. On finance du décor pendant que le concret attend.
Ce n’est pas une erreur. C’est un système.
Un système où l’on privilégie l’affichage à l’efficacité, la posture à la réalité… et où l’argent public devient une variable d’ajustement qu’on traite avec un mépris parfaitement assumé.